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Comment aborder ce relais

L'infirmier(e) libéral(e) / IDEL

Le soignant qui entre chez vos futurs clients tous les jours, et qui les connaît mieux que personne.

Pourquoi ce relais est en or

L’infirmier libéral entre au domicile de vos futurs clients plusieurs fois par semaine, souvent seul avec eux au moment le plus à risque : la toilette et la douche. Il sait qui vit seul, qui a déjà chuté, qui inquiète ses enfants. Quand il dit à une famille « pensez à une téléassistance », la famille écoute, parce que c’est un soignant, pas un vendeur. Il ne gagne rien et ne doit rien gagner (la loi le lui interdit), mais il rend un vrai service à ses patients et soulage les aidants qui lui posent la question sans arrêt : « qu’est-ce qu’on peut faire pour maman ? »

Le bon moment pour l’aborder

L’IDEL est presque toujours en tournée : le matin tôt (7h-12h30, soins et toilettes) et en fin de journée (16h-20h). Ne JAMAIS l’aborder pendant un soin ni dans le domicile d’un patient. Deux fenêtres réalistes : (1) au cabinet infirmier en début d’après-midi, entre 13h et 15h, quand les tournées du matin sont finies ; (2) au cabinet aux heures de permanence prises de sang, mais seulement pour déposer une fiche et prendre un rendez-vous, jamais pour dérouler un pitch pendant qu’il pique un patient. Autre voie efficace : le croiser à la pharmacie où il passe chercher du matériel. Règle d’or : partir du principe qu’il a 90 secondes, pas plus. Si le courant passe, on cale un vrai créneau ; sinon on laisse la fiche et on repart.

Comment vous comporter

  • Respecter son temps de façon quasi religieuse : un IDEL qui court entre deux patients jugera votre sérieux à votre capacité à faire court.
  • Parler soignant, pas commerce : douche, toilette, temps passé au sol, maintien à domicile. C’est son langage quotidien.
  • Se présenter d’emblée comme apporteur d’affaires indépendant, jamais comme ‘la société’ ni comme représentant officiel.
  • Poser tout de suite qu’il ne touchera rien et ne doit rien toucher : ça le rassure et ça vous crédibilise (il connaît l’interdiction de commission).
  • Le positionner en expert : c’est LUI qui connaît ses patients et décide qui c’est pertinent d’informer, pas vous.
  • Rester factuel et calme, jamais anxiogène ni ‘produit miracle’ : un ton alarmiste heurte sa déontologie et le braque.
  • Laisser systématiquement une trace écrite vérifiable : fiche + votre statut + de quoi vous recontacter.
  • Ne jamais lui demander de vendre, d’encaisser, ni de tenir un stock : il oriente, point.

Ce qu’il faut dire, mot à mot

Accroche au cabinet, en début d’après-midi

Bonjour, je ne vous prends pas en soin, je sais que vous courez. Je suis apporteur indépendant, je travaille avec une téléassistance pour personnes âgées. Vous avez une minute, ou je vous laisse une fiche et on se rappelle ?

Présentation en une phrase

C’est un médaillon avec détection de chute automatique, étanche donc il se garde sous la douche, et qui marche partout en 4G sans box ni ligne fixe, avec un plateau humain 24h/24.

Poser le cadre ‘vous ne touchez rien’

Soyons clairs tout de suite : vous ne touchez aucune commission, vous n’avez pas le droit et je ne vous le proposerai pas. Vous informez juste les familles qui vous demandent quoi faire, comme vous orienteriez vers un kiné.

L’argument douche, spécifique soignant

Vous, vous faites les toilettes. Vous savez que la salle de bain c’est là qu’on tombe le plus, et que vous ne pouvez pas être là 24h/24. Ça, ça couvre justement les heures où vous n’êtes pas là.

L’argument du 11 août 2026

À partir du 11 août, le démarchage téléphonique à froid est interdit. Du coup les familles ne seront plus appelées : c’est le soignant de confiance et la fiche remise en main propre qui deviennent la seule façon légale de les informer. C’est vous qui avez la légitimité.

Le coût pour le patient

Côté famille c’est un service à la personne : 50 % de crédit d’impôt avec avance immédiate, donc le patient ne paie que la moitié, tout de suite, il n’avance pas la totalité.

La demande concrète

Je vous laisse une petite pile de fiches à glisser dans votre sacoche. Quand une famille vous dit ‘j’ai peur qu’il tombe’, vous en donnez une. C’est tout. Ce sont des supports officiels, l’impression est remboursée à 100 %, ça ne vous coûte rien.

Clôture et suivi

Je vous laisse ma carte. Je repasse dans deux semaines voir s’il vous en faut d’autres, et si des familles vous ont posé des questions je vous réponds. Merci, bonne tournée.

La méthode, pas à pas

  1. Repérer les cabinets infirmiers du secteur et leurs horaires de permanence ; noter ceux qui font beaucoup de domicile personnes âgées.
  2. Préparer sa sacoche : fiches ProxyDomi, carte de visite mentionnant le statut d’apporteur indépendant, et de quoi noter.
  3. Se présenter au cabinet entre 13h et 15h, jamais pendant un soin ni dans le domicile d’un patient.
  4. Ouvrir en 20 secondes : statut indépendant, ‘je ne vous prends pas de temps’, proposer minute ou fiche.
  5. Poser immédiatement le cadre ‘vous ne touchez rien et vous n’avez pas à le faire’ pour désamorcer la déontologie.
  6. Dérouler l’argument soignant : douche, détection auto, couverture des heures où l’IDE n’est pas là, plateau humain 24/7.
  7. Enchaîner sur le crédit d’impôt 50 % + avance immédiate pour les familles, sans jamais promettre d’aide garantie.
  8. Demander la seule chose utile : accepter une pile de fiches à remettre aux familles qui l’interrogent ; rappeler l’impression remboursée à 100 %.
  9. Laisser une trace écrite, fixer un point de suivi à deux semaines, remercier et partir vite.

Les objections du terrain, et vos réponses

« Je n’ai pas le temps, je suis entre deux patients. »

Je sais, c’est pour ça que je fais court. Je vous laisse cette fiche, vous la regardez ce soir, et je repasse jeudi prochain à la même heure. Si ça ne vous parle pas, vous me le direz en dix secondes.

« Je n’ai pas le droit de toucher une commission. »

Exactement, et je ne vous en propose aucune. Vous n’êtes pas apporteur, vous êtes soignant. Vous informez une famille qui vous demande conseil, c’est tout. Personne ne vous rémunère, il n’y a aucun compérage.

« Ça va me remplacer, je vais perdre des soins ? »

Au contraire. Ça ne fait aucun soin. Ça couvre les heures où vous n’êtes pas là : la nuit, la douche entre deux de vos passages. Vos patients restent chez eux plus longtemps, donc vous les gardez en tournée plus longtemps.

« Mes patients ont déjà un téléphone ou une alarme. »

Après une chute avec malaise, on n’atteint pas son téléphone et on n’appuie sur rien. Là c’est automatique, ça se déclenche seul même si la personne est au sol et ne peut pas parler, et un opérateur humain répond.

« Je ne veux pas faire de pub pour une marque. »

Vous ne faites pas de pub, vous remettez une information neutre à qui vous en parle. Vous restez totalement libre de la donner ou non, comme quand vous conseillez d’aller voir tel spécialiste.

« C’est fiable ? Je ne veux pas envoyer mes patients vers n’importe quoi. »

C’est un médaillon SIM et GPS en 4G, détection de chute automatique, étanche, et derrière il y a un plateau humain joignable 24h/24, 7j/7. Prenez une fiche, testez le sérieux vous-même avant d’en parler à qui que ce soit.

« Je n’ai pas de salle d’attente pour un présentoir. »

Pas besoin. Une pile de fiches dans votre sacoche suffit. Vous en glissez une à une famille inquiète pendant un soin, ça tient dans une poche.

Les erreurs à éviter

  • L’aborder pendant un soin ou dans le domicile d’un patient : rejet immédiat et manque de respect du secret médical.
  • Lui proposer un pourcentage ou une ‘petite reconnaissance’ : c’est une faute déontologique pour lui (compérage) et ça grille la relation.
  • Dérouler un long pitch alors qu’il court : il jugera votre sérieux à votre concision.
  • Employer un ton anxiogène ou ‘produit miracle’ : ça heurte sa déontologie et le décrédibilise à ses yeux.
  • Promettre une aide ou subvention garantie (APA, caisse de retraite) : interdit, s’en tenir au crédit d’impôt 50 % + avance immédiate.
  • Se présenter comme ‘la société’ ou représentant officiel ProxyDomi : le statut d’apporteur indépendant doit être annoncé clairement.

Les supports à utiliser avec ce relais

  • Fiche A5/A4 ‘à remettre aux familles’ glissable dans la sacoche de tournée (le format roi pour l’IDEL, mobile toute la journée)
  • Petite pile de fiches au comptoir du cabinet infirmier, à côté du carnet de rendez-vous
  • Carte de visite mentionnant le statut d’apporteur indépendant et un moyen de recontact
  • QR code sur la fiche renvoyant vers une page d’info pour les aidants (le fils ou la fille décideur)
  • Rappel imprimé sur chaque support : supports officiels ProxyDomi, impression remboursée à 100 % sur justificatif

Les questions que toutes les familles posent

Quel que soit le relais que vous abordez, ces questions reviennent. Gardez ces réponses prêtes.

Et si l'appareil tombe en panne ou que la batterie est vide ?

L'appareil se recharge simplement, un peu comme un téléphone, avec un geste à intégrer à la routine quotidienne. La plateforme veille en permanence et signale les situations anormales. Je préfère ne pas vous avancer une durée d'autonomie au hasard : je vérifie l'information technique exacte auprès du service et je vous rappelle pour vous la confirmer.

Et les fausses alertes, les déclenchements pour rien ?

C'est prévu et c'est sans gravité. À chaque déclenchement, une équipe humaine disponible 24h/24 et 7j/7 rappelle et vérifie la situation avant d'envoyer les secours. Une fausse alerte se règle en quelques mots au téléphone, elle ne dérange personne inutilement.

Mon parent refusera de le porter.

C'est une réaction fréquente, et il y a le choix : un médaillon discret ou une montre. Comme l'appareil est étanche et s'utilise même sous la douche, il n'y a jamais besoin de le retirer, donc pas d'oubli au quotidien. Pour vous en tant qu'aidant, c'est surtout la tranquillité de savoir que le lien existe en permanence.

Que deviennent les données personnelles de mon parent ?

Les données sont traitées dans le respect du RGPD et servent uniquement à porter secours, jamais à autre chose. Il n'y a aucune revente à des tiers. Je reste transparent : je ne vous annonce pas de label ou de certification que je ne suis pas en mesure de justifier, seulement le cadre RGPD qui encadre l'usage.

C'est compliqué à installer ?

Non, il n'y a rien à installer. L'appareil fonctionne en 4G avec sa propre carte SIM, sans box et sans ligne fixe. On le charge, on le porte, et il fonctionne aussi bien à la maison qu'à l'extérieur, sans aucun branchement.

Ça coûte combien, au juste ?

Il existe plusieurs formules, à partir de 19,90 € par mois. Surtout, c'est éligible au crédit d'impôt de 50 % sur les services à la personne : le coût réel est divisé par deux, et grâce à l'avance immédiate, on n'attend pas l'année suivante pour en profiter. Ce crédit s'applique même aux personnes non imposables. Ramené au quotidien, on est en dessous du prix d'une baguette de pain par jour.

On a déjà un téléphone portable, ça suffira.

Le téléphone est utile, mais en cas de chute ou de malaise, on ne l'a pas toujours sur soi et on ne peut pas toujours l'attraper. L'appareil, lui, déclenche l'alerte tout seul grâce à la détection automatique de chute, et comme il est étanche, il reste porté même sous la douche, là où le téléphone n'est jamais.

Et si la chute arrive dehors, dans le jardin ou pendant les courses ?

C'est justement un point fort : l'appareil fonctionne en 4G avec un GPS intégré, dedans comme dehors. Où que soit la personne, au jardin comme au marché, elle reste reliée au plateau et peut être localisée. La seule limite honnête, ce sont les zones sans aucune couverture mobile, comme pour un téléphone.

Comment les secours entrent-ils si tout est fermé à clé ?

Il existe un mini-coffre à clés sécurisé, posé près de la porte : son code n'est communiqué qu'aux secours, en cas d'urgence. Ils peuvent donc entrer porter assistance sans fracturer la porte, et personne d'autre n'a accès au code. Pour une personne qui vit seule, c'est souvent l'argument décisif.

Je préfère en parler à mes enfants avant de décider.

C'est tout à fait normal, et c'est même une bonne chose : bien souvent, ce sont les enfants qui sont les plus rassurés par ce type de solution. Je vous laisse une documentation claire à leur montrer, et je reste disponible pour répondre à leurs questions ou vous rappeler ensemble, quand cela vous arrange. Aucune précipitation.

Quand on appuie, on tombe sur un répondeur ou un robot ?

Non : c'est une équipe humaine qui répond, 24h/24 et 7j/7. La personne est en lien avec quelqu'un qui lui parle, la rassure, évalue la situation et déclenche les secours si besoin. C'est une présence humaine, pas une machine.

Ça fait « vieux », ça se voit trop.

On est loin de l'image du gros bouton d'autrefois. Il y a le choix entre un médaillon discret, qui se glisse sous un vêtement, et une montre qui ressemble à une montre ordinaire. Porté au quotidien, personne ne devine à quoi il sert : c'est un objet du quotidien, pas un signe de fragilité.

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Rappel : vous êtes apporteur d’affaires indépendant. Vous présentez le service et recueillez une demande — vous ne concluez pas le contrat, n’installez rien et n’encaissez jamais d’argent. Le professionnel est un relais : vous ne lui vendez rien, vous l’aidez à rendre service à ses patients âgés.
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